La 5°1 à Magenta avant de partir à Lifou
La 5ème 1 fait partie du projet "classe culture", c'est à dire qu'elle va passer trois jours au Centre culturel Jean-Marie Tjibaou du 10 au 12 mai avec trois
enseignants (Dominique Queré, Nathalie Audran et moi-même)
Sur place, nous allons être hébergés, nous allons faire des visites architecturales, suivre des ateliers de théâtre, de bambous gravés, suivre le chemin kanak
etc...
Nous nous sommes réparties en trois groupes : un groupe construction de case avec Mme Quere, un groupe histoire des kanak anciens avec Mme Audran et un groupe
architecture et portraits avec moi-même.
Les élèves vont donc vous présenter leurs recherches sur quelques thèmes autour du Centre Culturel Tjibaou : Le Centre culturel JM Tjibaou, Renzo Piano et
un portait de Jean-Marie Tjibaou.
D'autres vous parleront de la case et de l'histoire des anciens kanak...
COTE ARCHITECTURE ET PORTRAITS AVEC BEATRICE CAMALLONGA
Groupe Architecture et portraits de Renzo Piano,
Jean-Marie Tjibaou
Francesca et Viviane
Marie et Lilou
Le Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou par Alexis KAEMO
Architecture métallique
Le centre Culturel Tjibaou est implanté sur la presqu’île de Tina. Il y occupe 8 hectares, donnés gratuitement par la
municipalité de Nouméa en novembre 1991. Sa construction a été payée par l’état français au titre des grands travaux de la République.
ll a ouvert ses portes en mai 1998, après trois ans de travaux. Il est l’œuvre de Renzo Piano, considéré comme l’un des architectes les
plus talentueux de son temps, auteur de nombreuses réalisations de prestige à travers le monde, prix Pritzker (équivalent du Nobel dans le domaine de l’architecture).
Le devant du centre
Ce lieu, dédié à la culture kanak, produit et accueille tout au long de l’année des spectacles, des concerts, des
expositions de différentes cultures du monde.
Il dispose d’une médiathèque ouverte au public et d’un centre documentaire spécialisé en direction des chercheurs et
étudiants.
Le haut de la case
Portrait de l'architecte Renzo Piano par Elehmaea Christelle
Renzo Piano
Né dans une famille d’architectes (son père, son grand-père et son oncle sont
architectes). Il est né le 14 septembre 1937 à Gènes en Italie. Il est devenu architecte en 1964 de l’école Polytechnique et il a fait ses études à Florence et Milan. Ensuite, il a travaillé avec
son père sous la direction de Franco Albini.
Après il a dessiné le Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou en s’inspirant de la forme des cases. Il a réalisé à Paris le
centre national d’art et de culture de Georges Pompidou de 1971 à 1976 avec le britannique Richard Roger.
En 2008, Renzo Piano a reçu le grand prix de la culture au Danemark le « Sonningprisen », prix attribué par l’université de Copenhague à une personne qui a réalisé un travail méritoire en faveur de la culture de l’Union eurropéenne.
Renzo Piano et ses deux
ouvriers
Le portrait de Jean-Marie Tjibaou .
par Atrewe Vivianne et Marie Sidrë
Viviane
Jean-Marie Tjibaou
Jean-MarieTjibaou était un homme politique néo-calédonien, leader indépendantiste
kanak (né à Tiendanite) le 30 janvier 1936.
Il fréquenta l’école de la mission de CANALA jusqu’en 1947, puis entra au petit séminaire de PAÏTA.
Entre 1968 et 1970, il séjourna en France où il suivit les cours de l’institut de sociologie de la faculté catholique de
Lyon.
En 1970, on le retrouve inscrit en éthnologie à l’école pratique des
hautes études à Paris.
Jean-Marie Tjibaou
Il est ordonné prêtre en 1965.
Quant il rentre de Lyon, il laisse sa vocation de prêtre pour faire de la politique.
En 1975 il est à la tête d’un grand mouvement culturel : "Mélanésia 2000".
Il est maire de Hienghène.
Jean Marie Tjibaou a été assassiné le 4 Mai 1989 par un militant indépendantiste, à Ouvéa ainsi que Yéwéné
Yéwéné, dans la chefferie de la tribu de Wadrilla.
Jean-Marie Tjibaou, était le leader du FLNKS : Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste.
LE CENTRE CULTUREL JEAN-MARIE TJIBAOU
PAR FRANCESCA NGAZOHNI
Francesca et Béatrice
Un autre devant du centre Tjibaou
Outil culturel symbolique, le Centre culturel Tjibaou est né de l’histoire politique récente de la Nouvelle-Calédonie. C’est
dans le cadre des accords Oudinot qui ont complété le 20 août 1988, les accords de Matignon, qu’à la demande de Jean-Marie Tjibaou, il est convenu de construire un centre dédié à la culture
kanak. Sa construction est réalisée dans le cadre des grands travaux de la République, décidés par le président François Mitterrand.
Le choix architectural de Renzo
Piano est une traduction moderne et monumentale de l'architecture vernaculaire (propre au pays)
de l'île.
Le centre de loin
Le centre est constitué de dix hauts bâtiments semblables nervurés et effilés en
bois et acier ainsi que de bâtiments plus classiques. Il s'étend sur 6 700 m². Cet ouvrage a été conçu par l'architecte Renzo Piano en concertation avec l'ADCK dont la veuve de Jean-Marie Tjibaou.
Une étude en soufflerie, avec mesure des pressions locales, a été réalisée au Centre scientifique et technique du bâtiment STB de Nantes sur une maquette de
plexiglas au 1/100e
Historique du Centre :
En juin 1988, Jean-Marie Tjibaou demandait au gouvernement français la construction d'un centre culturel à Nouméa, capitale de
la Nouvelle-Calédonie. Un grand architecte italien, Renzo Piano, et un ethnologue spécialiste de la culture kanak, Alban Bensa, se sont associés pour créer ce magnifique bâtiment, inauguré en mai
1998.
C’est un projet qui se veut
symbole d'un peuple en marche.
L'organisation, les matériaux, de ce travail "supposait que l'architecture
envisagée s'organisât autour des lignes de forces par lesquelles la civilisation kanak tire sa spécificité". Les thèmes de cette culture rejoindront ceux du bâtiment : le rapport avec la nature et l'insertion dans le site, la structure sociale du village traditionnel et son
architecture éphémère (faite de branches et de paille) formeront les bases d'un bâtiment ancré dans l'Histoire mais résolument tourné vers le futur. « Toma Damisch,
Amazon »
CÔTE HISTOIRE ... AVEC NATHALIE AUDRAN
Groupe Histoire des kanak anciens
LA GUERRE
CHEZ LES KANAK ANCIENS DE 1000 à
1774
A Lifou, les affrontements se déroulent en
temps normal à Wé (Quanono), aux
confins des trois chefferies, sur le champ de bataille appelé SINÖJ
(ce qui signifie littéralement « partie de pays »). Cette zone située sur la dune de
sable en bordure de mer n’est pas habitée. Elle ne le sera qu’après l’arrivée de Fao.
LEURS ARMES
· Le casse tête : est
constitué d’une pierre verte fixée avec des fibres de coco tressée sur une tige de bois assez épais.
Casse tête ou hâche ostensoir
·
La sagaie : est constitué d’une tige d’environ deux mètres de long pour deux centimètres d’épaisseur, pour faire cette arme le bois de
fer semble le plus recherché, et pour la rendre plus efficace on peut fixer à environ quinze centimètres de la pointe, le dard de la raie à aiguillon, que l’on monte sur de la fibre de
coco.
·
La fronde : se compose d’une corde végétale tressée d’une longueur d’environ deux mètres. Le projectile est un bloc de sulfate
de baryte d’une grande densité taillé pointe aux deux bouts.
LE COMBAT
Les combats (isi) sont annoncés à l’avance. Des messagers appelés « macas », généralement les frères des grands chefs, on les dit sacrés et on ne les attaque jamais. Les combats
n’opposent que des hommes qui se préparent longuement en chantant des fehoa-évocation de rivalités entre clans-qui dynamisent et préparent à l’affrontement. Afin de préserver ses forces, on
consomme une nourriture cuite sous la cendre, on respecte l’abstinence conjugale, on prend des « médicaments ». On se réunit surtout à l’abri des regards en des lieux qu’on
appelle »lapa hao ». Les combats duraient rarement une journée entière.
L’ ISSUE DU COMBAT : Les guerriers qui agissaient sans véritable discipline poussaient des cris perçants. On disait que leurs cris étaient plus féroces que leurs morsures. Ceux qui étaient
réputés pour leur force ou leur courage portaient des plumes d’oiseaux de mer dans les cheveux pour qu’on les distingue et les redoute… Lorsqu’un des deux camps avait perdu quatre ou cinq hommes
et l’autre dix ou douze, le chef vaincu réclamait un cessez-le-feu. Dans le camp de la victoire avait lieu une fête cannibale suivie de danses et de chants. Les kanak mangeaient leurs ennemis
pour offrir des éléments de la victime à un dieu ou à un ancêtre pour acquérir les qualités de celui qui est sacrifié, et par envie. Si l’on offre un morceau de sa victime à l’ancêtre c’est pour
l’honorer. Le cannibalisme est pratiqué par habitude et par goût
LUEWADIA Léopold
SOURCES : Lifou/Drehu îles Loyauté Nouvelle- Calédonie, éditions île de lumière. 101 mots pour
comprendre
LE
MYTHE
Par Ernest Taua
Ernest
Autrefois, il y avait des rites, et des mythes.
Le mythe, est essentiel : pour la bonne cohésion du clan. Seuls certains sages peuvent traduire le mythe, seuls les
vieux le connaissent entier. Les mythes sont accompagnés par des sons et des gestes symboliques. Les mythes racontent l’histoire du clan ou servaient
de morale pour les jeunes.
EXEMPLE :
LA BUSE ET LE MARTIN
PECHEUR.
Le conteur de notre mythe.
Notre conteur entouré des garçons après
le conte
Il était une fois, une buse et un martin pêheur qui vivaient ensemble. Ils dormaient dans les
arbres. Ils s’amusaient comme de vrais amis.
Un jour, le martin pêcheur dit à la buse : « allons construire une case, la buse lui
répondit, je suis d’accord ». Le lendemain matin, ils se mirent au travail, le martin pêcheur lui dit : « viens on va couper les poteaux du pourtour, la buse lui
dit : « vas-y par là, moi je vais de ce côté, d’accord, dit le martin pêcheur ». Alors ils partirent chacun de leur côté.
Le martin pêcheur coupa tous les poteaux et la buse, pendant ce temps là, planait au-dessus des montagnes.
La buse plane au-dessus des montagnes
Quand la journée fut presque finie, elle revint sans les poteaux, le martin pêcheur lui dit : « où sont les poteaux, la buse lui répondit, ô mon ami là où je suis partie il n’y avait
que de l’herbe très haute. ». Le lendemain, le martin pêcheur se leva très tôt pour placer les poteaux. Le matin pécheur dit à la buse :
« maintenant nous allons couper les gaulettes »
-la buse lui répondit, pars de ce côté et moi je vais de ce côté. ». Alors, les deux amis
partirent chacun de leur côté, le martin pêcheur commença à couper les gaulettes et la buse était toujours en train de planer sur la montagne. Quand, la journée fut presque terminée, la buse revint les mains vides, le martin-pêcheur lui dit « où sont passées les gaulettes, la buse lui répondit, ô mon cher ami là ou je suis parti il n’y
avait que de gros bois, le martin pêcheur lui dit, nous allons arracher de la paille.
-d’accord, dit la buse, ». Le lendemain matin, les deux amis partirent encore chacun de leur
côté, le martin pêcheur se mit a arracher la paille, comme d’habitude la buse planait toujours sur les montagnes et quand la journée fut presque finie, le martin pécheur revint avec les pailles
et la buse revint toujours sans rien et le martin pécheur lui dit : « où sont passées les pailles que tu devais arracher ?
- mon ami là ou je suis partie, il n’y avait que de
la terre sèche
_ Alors, demain tu iras chercher les cordes
D’accord, dit la buse ».
Le lendemain matin, la buse partit chercher les cordes mais elle plana sur les montagnes. Et le
martin pécheur pendant ce temps là commençait à faire la case. Quand le martin pêcheur eut fini de construire la case, il termina de sculpter les chambranles et il plaça la porte au dessus de la
case.
Lassée de planer, la buse se dit « je vais voir si la case est finie », quand elle
arriva elle chercha la porte. Elle se mit à contourner la case frénétiquement.
Le martin pêcheur
Le martin pêcheur s’était préparé et avait fermé sa case car une tempête arrivait. La buse lui
dit : « ô mon ami où est la porte mon ami
-le martin pécheur lui répondit, continue de planer sur les montagnes et continue de me
mentir
-la buse lui dit, je te demande pardon ».
Le martin pécheur faisait semblant de l’écouter. La buse continua à tourner autour de la case
jusqu'à ce qu’elle meurt.
Enseignement du mythe : il faut toujours aider les autres et travailler mains dans la main.
HISTOIRE DES VIEUX
Les vieux racontent que la terre, enroulée en spirale, touchait la lune et que la pierre sur
la montagne était à peine au sec, avant le partage des pays sur la montagne de ZYOOUMA.
LE CULTE DES
MORTS.
Les kanak entretenaient un lien très fort avec leurs morts, ils communiquaient régulièrement
aux morts : requins, lézards), de même les morts offraient des présents aux vivants (les pierres magiques). Les morts parlaient également aux vivants par l’intermédiaire du
sorcier.
UNE PIERRE MAGIQUE.
Les pierres magiques ou pierres à incantations servent aux êtres surnaturels qui entourent
les hommes. Elles peuvent être bénéfiques et maléfiques. Une pierre appelée : la pierre banane était à la base d’un rite destiné à la réussite
de la culture des bananiers.
Les pierres magiques
LE SORCIER.
C’est un être imaginaire. La sorcellerie explique le malheur, la maladie et la mort. Elle
cristallise les angoisses de la société. Dans la case du chef il y a une planche de divination qui est réservée au sorcier. Cette planche était placée sous la flèche faitière, ils pouvaient
entendre les ancêtres qui leurs parlaient et ils pouvaient avoir des visions.
LE MAGICIEN.
Le magicien est un homme qui, par une technique secrète, détient certains pouvoirs
extraordinaires. Il pratiquait la MAGIE BLANCHE, pour soigner les personnes malades.
Secrètement, il pratiquait la MAGIE NOIRE (jeter des sorts) car c’était dangereux pour la
société.
LES VOYANTS.
Les voyants voient l’invisible, mais ils ne voient pas l’avenir.
L’ARTISANAT
Par Leanna
Léana et Jeannette
Les Kanak pratiquaient l’art de
la pierre polie, la poterie, taillaient des pierres et des pirogues.
Poterie Lapita
Ils faisaient aussi des couteaux
en bambous, casses-tête et pelles en bois.
Ils fabriquaient des statuettes,
des masques, des berceaux en feuilles sèches de bananier ou de cocotiers, des baignoires pour bébé faites avec des spathes de palmiers de forêt. Ils se fabriquaient aussi des vêtements comme des
jupes et aussi des couvertures.
"Les chroniques kanak"
Pour manger, les KanaK
cultivaient l’igname, le taro, la canne à sucre.
Ils cueillaient des fruits, des
bananes, des cocos et des petits fruits. Les KanaK pêchaient des poissons, thons, tortues, et vaches de mer. Ils élevaient aussi des cochons pour les manger.
Les médecines et l’usage des plantes chez les kanaks anciens
PARTIE I / LES MALADIES
Dans les temps anciens la NC le granémies comme paludisme, la fièvre
jaune, la peste et la lèpre n’existent pas. La tuberculose est déjà dans l’île. Alors les maladies les plus répandues selon les premiers témoignages sont le pian, l’éléphantiasis, la filariose,
et les conjonctivites, les ulcères, les rhumatismes. Mais ces maladies sont en fait peu nombreuses. Est aussi le manque de total d’hygiène qui régnait dans les villages. Selon les pasteurs Sleigh
officiant à Lifou.
PARTIE DEUX / LA MEDECINE MELANESIENNE
L’usage des plantes chez les kanak anciens sont les hibiscus, rose,
sinensis, pipturus incanus. Les tiges ou écorces sont écrasées dans de l’eau et produisent une boisson très gluante que les femmes ingurgitent dès
les premières douleurs de l’accouchement afin de faciliter l’expulsion du fœtus et du placenta. Le Plectranthus parviflorus, plante médicinale soigne
divers maux. Leurs tiges et ses feuilles sont très utilisées pour les soins du bébé est dans certains régions, elle a une fonction symbolique très forte au moment de la naissance. Elle est
offerte aux oncles maternels comme symbole de la vie de l’enfant que l’on confie à ses oncles et tout long de son existence. Le coléus rouge c’est
le symbole de la vie, il est utilisé par le père de famille qui va annoncer la naissance des enfants à l’oncle maternel.
Il est alors accompagné par une monnaie noire et de morceaux d’étoffe.
Le bagayou des vieux : Polyscias scultellaria (araliaceae) on utilisait les feuilles de cette plante pour modeler
le crane du nouveau-né.
On les passe au-dessus des
flammes pour les ramollir puis on en enveloppe de la tête du bébé pour pratiquer les massages. Et on peut l’utiliser également pour faire des pansements.
L’HISTOIRE DES KANAKS
ANCIENS
La pêche
Les Kanak anciens naviguaient avec des pirogues, ils pêchaient les
poissons avec des lignes, des lances, avec des flèches, des nasses pour les poissons et les langoustes, on dit en Lifou le « huje la
pehna » et la sagaie « JO ».
Pirogues que les kanaks anciens
utilisaient pour se déplacer sur l’eau.
Pirogue traditionnelle, Musée
territorial
Hameçons et pièges à poulpe (Musée territorial de Nouméa)
Les kanaks anciens ramassaient des coquillages et les faisaient
bouillir, les poissons ils les faisaient griller. Ils avaient aussi des claquettes qu’ils utilisaient pour ramasser les coquillages dans les coraux.
Certains mets sont dénommés et sont réservés aux grands chefs : le napoléon (mem), le dugong (puaka ne hnageje), la tortue (sewen).
LA CHASSE
Les kanaks chassaient les animaux avec des outils qu’on utilise
aujourd’hui. Cet outil était l’arc « pehna » que les Kanak utilisaient pour trouver de la nourriture, les Kanaks faisaient aussi des pièges.
Les pièges servaient à attraper les serpents. Les Kanak chassaient
aussi les roussettes, les oiseaux et les serpents. Ils avaient aussi leurs aliments traditionnels : ils ramassaient les graines de cycas,
l’amidon de son tronc, les jeunes pousses des fougères (pahatr) du laiteron (haetraqa), le choux (wej) etc…
L’AGRICULTURE
Chez les kanaks anciens, l’igname était la base principale de l’alimentation. La
culture de l’igname s’effectuait en fonction des saisons. La plantation était toujours au mois de mai. Pour les préparer ils faisaient cuire les ignames au feu pendant 5min en ajoutant de la
canne à sucre.
La
plantation : Pour planter les ignames, ils cherchaient de la bonne terre pour planter et déterrer
facilement, ils plantaient les ignames dans les espaces plats et en hauteur.
Après la plantation d’igname les kanaks vont planter des Maniocs pour ne pas
gaspiller la terre, et pour avoir beaucoup de nourriture et faire la coutume.
Les taros étaient plantés
différemment. Le taro est planté en hauteur et l’igname en espace plat. Les taros sont plantés dans la boue. Il est facile à planter, les kanaks le plantaient en ligne et laissaient couler l’eau
de la rivière. Et chez nous à Lifou on le plante dans nos champs mais séparé et sans eau.
L’ALIMENTATION
Les kanaks anciens se nourrissaient de
graines de cycas et des fruits des plateaux et les fruits de mers, ils mangeaient des champignons et s’en servaient aussi comme remède contre les morsures de serpent.
Les graines de cycas
Lorsque les kanaks allaient à la
chasse, ils capturaient des insectes pour les manger, et
l’après-midi, ils cassaient les noix de coco qui servaient de piège de crabe de cocotier. Les Kanak anciens laissaient les pièges dans des petites grottes, et le soir ils allaient voir les cocos, ils trouvaient des crabes
de cocotier en train de manger la noix de coco. Ils capturaient le crabe de cocotier.
Crabe de cocotier piégé
Le soir les Kanak anciens allaient
chercher des serpents de falaises dans des grottes, ils coupaient leurs têtes et leurs queues et la préparaient avec du bougna.
Lorsque les femmes et les hommes
allaient aux champs, ils mangeaient parfois du rat brûlé.
COTE
CASE AVEC DOMINIQUE QUERE
Le groupe fabrication de la case avec Dominique Quéré
Livraison du panneaux des noeuds et de la case
au CDI par
Le panneau des noeuds au CDI, Pascal et HLN
Anne -Marie aux retouche photos
William
Christelle et Hélène

L'apprentissage des noeuds marins
Paul en travaux
Fabrication du panneau des noeuds
Pascal,Viviane et Franck
Les différentes cases de Nouvelle-Calédonie, espace du centre culturel
Porte de la case du sud
Case des îles
Case du nord
A l'intérieur de la case :
La pane sablière
Notre séjour :
Par Marie Sidrë :
"Le mardi 10 mai, nous sommes allés à Nouméa à 7h00 du matin.
Au commencement, nous avons rencontré le guide monsieur JOSEPH.
Il nous a présenté le réfectoire et le dortoir.
Joseph
L’après midi, on a fait le chemin Kanak avec madame Martine, notre guide
Martine
Au cours du chemin kanak
Le mercredi matin, on a pris le petit déjeuné nous sommes allés avec madame ALLIA MULLER
dessiner et peindre à la manière des aborigènes, des maoris, des kanaks, des papous et des vanuatais.
On a pris le bus pour visiter le parc forestier avec les professeurs.
Le jeudi matin on a fait de l’art plastique avec madame ALLIA MULLER.
Mon groupe et moi on a fait des dessins sur la Calédonie.
On a fait la visite de Ko Neva 2011 avec madame MARTINE. On a pris le petit déjeuné, on s’est
reposés nous avons commencé à nous préparer pour écouter des contes sur les oiseaux, la buse et le martin pêcheur. On a commencé la coutume d’au revoir avec les
coutumiers".
Les trois jours sans les camarades par Vivianne
"Le mardi, Pascal et moi sommes partis en étude. Puis la surveillante est venue nous dire que nous serons avec les 5°3 et Mme Deladrière.
Le mercredi, nous sommes allés en cours de : anglais, français , math et anglais pour terminer la journée.
Puis, nous sommes rentrés chez nous.
Le jeudi, nous avons suivi les élèves de la classe de 5°3 et M Seiko. Pendant
que nous étions en cours, M Seiko nous a dit que nous serons en avance sur la 5°1 en Drehu.
En attendant, nous étions impatients de vous revoir".
Récit de Marie Garnier et Lilou
Sale et Marie Garnier devant une sculpture
"Le 10 mai 2011, nous sommes partis à Nouméa pour voir le Centre culturel Tjibaou. On s’est
installés dans les dortoirs puis on a commencé à visiter le centre, on a vu des danseurs qui dansaient pour faire pousser le taro. Le soir on a fait une veillée et on nous a pas raconté
d’histoire, mais on a fait 3 jeux : le premier était le tapis volant : il fallait tourner autour d’une feuille de journal et quand la musique s’arrêtait il fallait que les deux
partenaires soient sur le journal...
Le 11 mai 2011, on a fait de l’art plastique avec Allia, on a fait des dessins de chambranles
de l’Océanie (Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande, Vanuatu…) puis nous sommes partis au parc Forestier où nous avons fait un quizz sur la végétation de Nouvelle Calédonie. Ensuite nous
avons mangé et nous nous sommes séparés pour aller voir les animaux. Puis nous sommes partis voir le musée de la nouvelle Calédonie.
Musée teritorial de la nouvelle Calédonie
Le 12 mai 2011 nous avons terminé nos dessins d’arts plastiques puis nous sommes allés au
centre pour voir l'exposition Ko Neva 2011 sur l'art est il un sport de combat. Nous avons vu pleins de dessins et de sculptures qui représentaient le sport, par exemple on a vu une
sculpture avec un surfeur qui souriait...puis on a eu quartier libre et on a posé nos bagages. Nous avons pris l’avion pour rentrer à Lifou. Quand on est arrivé, il faisait nuit."
