Le 15 mars, deux classes de seconde sont allées au salon du livre. Voici leurs reportages :
Le Salon Du Livre 2009
par Clément, Ai-Tien, Nicolas et Adrien (2.6)
Du 13 au 18 mars, s’est déroulé Porte de Versailles, le plus grand évènement pour tous les amateurs de littérature : le Salon du Livre. Pour
fêter sa 29ème édition le salon de livre propose Pendant 6 jours, 50000 m² de stands dédiés à la littérature. Convivial et familial, le Salon du Livre est le premier salon grand public
en Europe et l'évènement culturel majeur en ce début de printemps. Cette année, le pays invité est le Mexique, nation pleine de vie et qui puise ses inspirations littéraires dans ses origines. Ce
salon est aussi un tremplin pour les éditeurs qui souhaite relancer les ventes après avoir subi la crise de plein fouet.
Les différents stands présentent
des éditeurs, des régions, des auteurs, des médias… Mais le salon du Livre est bien plus que le rendez-vous du livre, ce mot polysémique désigne plus
largement la culture et les moyens de se l’approprier via les ouvrages. Avec ses 500 stands, ses 1200 éditeurs et ses 3000 auteurs, il représente le rendez-vous incontournable de la richesse de
l'édition française et internationale. Les autres thèmes majeurs de ce salon de la littérature sont, le livre multimédia, le livre auditif mais aussi le livre manga et la diversité de littérature
dans le monde.
Le
Mexique à l’honneur
Un pavillon de 1000m² a été
entièrement dédié à la littérature mexicaine en langues française et espagnole, dessiné pour l’occasion par un architecte mexicain, Bernardo Gómez-Pimienta.
C'est un concentré de culture mexicaine, intitulé Mosaïque de
diversités. De nombreuses conférences ont été données, notamment une discussion autour du livre de Jean Claude Carrière, le Dictionnaire amoureux du
Mexique. Des objets-livres créés par des artistes mexicains ont été exposés. Un jeu-concours a été organisé et a permis au public de voter parmi 15 ouvrages mexicains sélectionnés afin
d'élire le « Prix grand public Salon du
Livre ».
Bernardo Gómez-Pimienta a également conçu pour les jeunes lecteurs un univers scénographié aux couleurs du
Mexique.
Le livre et la crise
En période de crise, les consommateurs dépensent moins, même en livres. L’édition ne veut pas y
croire. Après un week-end chargé dans les allées, les éditeurs disent avoir beaucoup écoulé sur leurs stands, voire plus que de coutume. Le taux de fréquentation est supérieur à 2008 et
l'objectif du salon était d'amener des personnes qui ne lisent pas à découvrir ce qu'est le livre, d'où l'accent porté sur l'entrée gratuite aux – de 18 et aux étudiants. L'organisation des
éditeurs autour de sorties, l’engouement pour les séries en général, la fidélisation des publics sur des personnages, autant d’éléments qui tirent le livre et permettent de résister à la
crise.
Mais d'autres formes de lecture
permettent une rentabilité du livre, l'apparition du livre numérique et le succès des mangas.
Les
chiffres du Salon :
20 pour cent : C’est la hausse du nombre de visiteurs cette année par rapport à l’année dernière soit une affluence de près de 200000 visiteurs.
20000 : Le nombre d’ouvrages
mexicains vendus dont 25 pour cent en espagnol.
37 : le nombre d’écrivains
mexicains invités.
26 mars 1982: François Mitterrand
inaugurait le deuxième Salon du livre au Grand Palais.
Organisation d’un salon
par Charles, Alexandre, Kevin et Quentin (2.6)
Nous avons rencontré Magali Tardivel, 24 ans, diplômée de sciences-politiques. Actuellement, son projet franco-allemand
vise à mettre en relation des éditeurs. Elle travaille à la foire du livre de Francfort, qui est le plus grand salon professionnel du livre au monde.
Le but de cette entrevue était de poser des questions à cette passionnée de la littérature, afin de mieux comprendre
l’organisation d’un salon.
Un tel salon se met en place un an à l’avance. Ce sont les exposants qui
demandent au salon de pouvoir disposer d’un stand, dont le prix varie en fonction de la surface et de l’emplacement. Par exemple, un stand de 4m² situé dans un angle du salon coûtera 238€, sans
compter les dépensent occasionnées par le matériel.
Un stand de ce type a une ouverture sur deux côtés. Son exposition est donc considérée comme stratégique. Sa location aura cependant un certain coût.
L’objectif pour les exposants est de vendre des droits et de traduire leurs livres dans des langues étrangères de plus ces salons ont un enjeu de relation avec le public. Enfin le salon de Paris
est aussi la plus grande librairie de France, ce salon est donc l’occasion de faire d’importantes recettes pour les éditeurs.
Voici un planning des tâches à accomplir durant l’année de préparation d’un salon :
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Temps
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Tâche à
accomplir
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12 mois avant
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-Location des stands
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11 mois avant
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-Sélection des livres à exposer
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10 mois avant
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-Etude sur la décoration des stands
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9 mois avant
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-Conception des stands
-Préparation du matériel
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8 mois avant
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-Mise en place des branchements d’eau et d’électricité pour les stands.
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7 mois avant
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-Mise en place d’une politique promotionnelle
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6 mois avant
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-Choix du personnel
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5 mois avant
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-Formation du personnel
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4 mois avant
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-Vérification du matériel
-Réservation du transport du matériel
-Préparation de la publicité en rapport avec les exposants du salon
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3 mois avant
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-Vérification des modalités de transport pour les exposants
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2 mois avant
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-Mises en place des assurances liées au salon
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1 mois avant
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-Envoi des invitations
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Les derniers jours
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-Expéditions des produits
-Départ du personnel
-Aménagement des stands
-Contrôle de la sécurité
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L’organisation d’un salon amène à différents types de dépenses qui sont regroupés dans le tableau
suivant :
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Les frais d'exposition
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- Location du stand
- Inscription au catalogue des exposants
- Frais d'inscription
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Les frais d'aménagement
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- Les cloisons, le mobilier, la décoration
- L'éclairage, le branchement d'eau
- Le montage et démontage
- Les frais de nettoyage du stand
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Les frais de communication
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-Les invitations gratuites
-Les réceptions
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Les frais liés aux produits
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-L'emballage
-Le transport
-L'assurance
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Les frais de personnel
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-Le transport
-L'hébergement
-La nourriture
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Cependant certaines entreprises hésitent encore à investir dans ce type de salons de peur de ne pas rentabiliser les
frais de participation. Il existe donc différents types d'assurances pour les risques liés aux actions de promotion commerciales.
Pour conclure, cette entrevue nous a permis de mieux comprendre l’importance d’évènements de ce genre. En effet nous
avons pris conscience des coûts nécessaires à l’organisation d’un salon et des retombées économiques possibles pour les exposants. Enfin, nous nous sommes rendu compte de la complexité de
l’organisation d’un tel événement.
L’invité
mexicain avait le stand le plus grand cette année. Son invitation à ce salon a attiré un grand nombre de personnes souhaitant découvrir cette littérature peu connue.
Enfin, ce salon a été très bien organisé permettant un grand nombre d’entrées sans aucun souci. La plus grande librairie de France a ainsi permis à des
auteurs et des éditeurs de se faire connaître aux yeux du grand public.
Le métier d’éditeur
par Manon, Fanny , Elina (2.6)
La publication d’un premier roman fait aussi bien le bonheur de l’auteur que celui de l’éditeur. Pour l’un c’est l’aboutissement d’un rêve, et d’un long travail d’écriture, pour l’autre,
c’est un enjeu éditorial. Les éditeurs dépendent des auteurs et les auteurs des éditeurs.
I- Le métier d’éditeur
L’éditeur choisit le livre qu’il veut éditer parmi l’ensemble des manuscrits qu’il reçoit. Il choisit celui qu’il pensera le plus rentable. Car le premier objectif pour une maison d’édition est
de vendre. Normalement il faut compter six à neuf mois entre la lecture du live et sa publication. Les éditeurs peuvent éditer entre dix à quinze livres par an. Il peut notamment réimprimer
certains ouvrages dont il a la charge. Lorsque l’éditeur a la conviction qu’un sujet doit être publié, il peut rechercher des auteurs pour le mettre en forme.
Le métier d’éditeur est un métier à risque. En effet, le livre publié n’est pas toujours rentable. Seulement 10% des romans génèrent un résultat positif. Et 20% des romans parviennent tout juste
à couvrir par leurs ventes, les investissements qu’ils ont nécessité. C’est un métier qui coûte plus qu’il ne rapporte
financièrement.
II- L’édition : un travail de groupe
La production éditoriale est le fruit d’une chaîne complexe de
métiers ou de fonctions où l’auteur occupe une place importante. De nombreuses personnes interviennent ensuite pour s’occuper des tâches suivantes :
-
Des correcteurs qui interviennent pour valider le contenu du livre.
Dans le cas des livres illustrés, on fait appel à des illustrateurs ou photographes. Graphistes et maquettistes définissent les modes de présentations des textes et des
documents.
-
Une fois ces opérations effectuées, on fait appel à un photograveur
et à un photocompositeur pour le traitement des éléments visuels et des textes. Puis on s’adresse à l’imprimeur.
-
La promotion du livre se fait alors par la presse, la
publicité…
Il existe des groupes d’éditions de taille modeste tels que :
Flammarion, Gallimard, Albin Michel mais il existe aussi de grands groupes tels que : Hachette (composé de Hatier, Grasset, Fayard…) ou le groupe de la cité (composé de Bordas, Larousse,
Nathan, le Robert…)
En vingt ans, la production de livre a quasiment doublé. Cependant l’édition reste un secteur très
concurrentiel. Les candidats sont nombreux, et les plus chanceux voient leur livre publié.
Le livre audio
par Judith et (2.3)
I- Introduction
Au XVe siècle à la Renaissance une découverte a vu le jour: c'est le livre papier qui, créé par Guttenberg, a permis d'élargir le public lecteur (le livre étant plus courant donc plus accessible
à tous) et de diffuser des sciences.
Avant cela c'était par tradition orale que les histoires étaient diffusées. Depuis, de nombreux auteurs n'ont cessé
d'utiliser un style oral pour écrire. A alors émergé un nouveau mode de lecture et un nouveau marché pour les éditeurs : les livres audio. Ce marché actuel ne fait donc que retourner aux sources
de la littérature.
Livraphone, Livrior, Audible et Gallimard se partagent les premiers succès en France de ce type de livre.
Il s'agit d'un livre ou d'un texte dont on a enregistré la lecture à haute voix. Les livres audio ont à l'origine été
conçus et utilisés pour les non-voyants, les malvoyants ou les dyslexiques, mais cette "nouvelle expérience de lecture" conquiert chaque jour
un public plus large, attiré par la modernité et la praticité de la lecture audio.
Le rapport à la "lecture" se trouve modifié par la mise en avant-scène d'un sens, l'ouïe, plutôt que la vue,
traditionnellement attaché à l'imprimé. Les progrès technologiques (notamment sonores), l'envie de nouveautés et de nombreuses autres qualités (gain de temps, de mobilité et d'encombrement
physique de stockage, lecture en communauté, plaisir de l'écoute...) contribuent à l'essor considérable du livre audio ces dernières années.
Exemple d’un studio d’enregistrement de lecture audio
II-Un public spécifique ?
L'écoute des livres audio se démocratise et ce nouvel objet se multiplie grâce aux maisons d'édition qui diversifient leurs collections depuis quelques
mois.Simple d'utilisation, il séduit différentes catégories d'âges et socio-professionnelles, pour des raisons souvent différentes
La cible principale est celle des femmes. En effet, si elles représentent 75% du lectorat des livres papier, elles sont alors les plus susceptibles d'acquérir des livres audio.
Un autre secteur en particulier a pris possession du marché en décidant de créer les livres audio, des histoires qui sont lues et enregistrées sur cassette ou sur disque : la jeunesse. D'un côté, on trouve differentes histoires pour les enfants .Gallimard veut toucher tous les publics. Si l'éditeur continue de produire des
livres audio pour la jeunesse, ce sont les derniers succès qui sont adaptés. . De l'autre, c'est le marché du parascolaire avec les méthodes de langues qui
domine avec Assimil(maison
d'édition française d'enseignement
des langues, fondée en 1929 par Alphonse Chérel destinée a l'auto apprentissage des langues et qui repose sur l'écoute, la lecture et la répétition quotidienne
de phrases simples.)
Au Niveau des ventes : sur les vingt meilleures, on ne trouve que deux romans tous publics, le reste s'adressant aux enfants.
Outre la jeunesse ainsi que les femmes, les livres audio ont jusqu'à présent été créés pour les malvoyants, que ce soit les personnes atteintes de cécité ou les personnes âgées ayant des difficultés à lire. C'est ainsi que l'association 'Lire dans le
Noir', fondée en 2002, a pris le parti d'enregistrer des nouveautés afin que tous puissent avoir accès aux dernières sorties littéraires pour la vente et le prêt aux aveugles. Ce type de lecture
est donc une alternative, pour le non-voyants , au braille(système d'écriture tactile) en ce qui concerne la lecture d'histoires.
L'idée nouvelle est que, de nos jours, beaucoup de gens n'ont plus le temps de lire. Pour faire face à ce problème, les
éditeurs proposent des livres audio à écouter dans les salles d'attente, dans les transports, en faisant du sport... Ecouter un livre est donc l'activité culturelle de l'homme moderne pressé que
l'on retrouve très fréquemment dans notre société.
III-Le livre audio: un objet à part.
Le livre audio n'est pas un livre comme les autres. Pour Arnaud Mathon, directeur de Livraphone (premier éditeur du marché avec 2000 titres disponibles), les livres audio sont "des livres de
qualité". En effet, ils s'inscrivent dans un système qui a d'autres exigences que celui du livre papier classique. Gallimard explique que les textes sont "non seulement lus mais surtout
interprétés : on fait appel à des acteurs professionnels, on intègre une musique faite exclusivement pour le CD". Ce dialogue entre le comédien et l'auteur, ou même pouvoir bénéficier de la
lecture de l'auteur lui-même (comme le fait Daniel Pennac) donne
assurément une dimension nouvelle aux mots et fait de cette innovation un objet singulier
VI- Ses limites
Mise à part cela, il a ses limites car cette qualité a un coût. Tout d'abord pour l'éditeur qui doit payer
l'enregistrement, les comédiens, mais aussi les droits à la maison d'édition papier. Et ce cout est obligatoirement reporté pour le consommateur : alors que 'Le Pendule de Foucault', lu par
François Bérléand, est vendu chez Livraphone au prix de 25,50 euros, il coûte 7,50 euros en livre de poche…
Du point de vue des ventes, C'est un marché en pleine expansion mais qui ne fait pas encore parti des meilleures ventes.
Il est difficile pour le lecteur d'aller directement vers un CD. On peut parler d'habitude qui commence à s'installer. En Angleterre et en Allemagne, le livre audio est largement présent. En
effet, la France est loin derrière le reste de l'Europe et les Etats-Unis, chez qui ce mode de lecture représente 8 % du marché de l'édition. En France, le livre audio ne représente que 1 % de
l'édition en 2005, chiffre qui correspond aux ventes en Allemagne en 2000. Gallimard juge que "ce n'est pas représentatif" car "on ne peut pas tout trouver, seule une toute petite partie de la
publication française se retrouve en livre audio."
Ce "retard français" est assez difficile à analyser :
-
appréhension technologique,
-
manque d'équipement,
-
frilosité envers la "lecture sonore",
-
image jugée élitiste au début
-
mauvaise intégration des qualités du livre audio
-
manque de titres contemporains ou prix de vente parfois
élevés
Telles sont quelques explications parfois avancées.
Le marché français s'appuie sur différents acteurs historiques issus du marché du disque (des spécialistes
dans les productions pour malvoyants (VDB, Lire dans le Noir), des éditeurs audio précurseurs (Livraphone, Thélème, Le Livre Qui Parle), des éditeurs innovants (Lyre Audio), et plus récemment les grands noms de l'édition française : Gallimard, Audiolib (co-entreprise d'Hachette Livre, Albin Michel et Bertelsmann) et
bientôt Flammarion.
La disponibilité de titres de qualité, accessibles en matière de prix, en vente simultanée (ou presque) à la sortie du
livre "imprimé" grand format, ainsi que la multiplication des titres offerts pourraient contribuer à l'essor du livre audio dans les années à venir.
*Synonymes
De tous les synonymes recouvrant cette notion, le terme livre audio qui devrait faire son entrée dans
l'édition 2010 du Petit Larousse illustré semble le plus usité.
Cependant,on trouve egalement:
Le livre, de son écriture à sa sortie en librairie
par Roméo, Ophélia et Marion
La première étape du travail de l’écrivain est la rédaction d’un
premier brouillon (ou ébauche) comportant les idées et la situation spatio-temporelle ainsi que le nom des personnages, leurs liens généalogique etc. Aucun véritable paragraphe n’est alors
rédigé. Chaque brouillon est méthodique, il développe les idées de l’écrivain pour ensuite arriver à un brouillon rédigé. Les idées sont ici bien
plus développées et le roman commence à prendre forme. De nombreux écrivains conservent ainsi leurs brouillons afin de laisser une trace de leur écriture cela nous permet de comprendre comment le
roman à débuté et a ainsi été conçu.
Nous avons par exemple les brouillons d’Emile Zola « Au bonheur des Dames » conservés à la BNF
(bibliothèque nationale de France). Nous pouvons y trouver de nombreuses ébauches retraçant le parcours de l’écrivain.
La seconde étape est l’écriture en elle-même du roman, sa rédaction. Reprise du
brouillon, développement des idées, approfondissement de l’imaginaire constituent la rédaction du roman. Suite à cette rédaction, l’auteur effectue alors un travail de relecture et de correction
pour peaufiner son ouvrage avant de le présenter à un éditeur.
L’édition est une étape très importante dans le cheminement du livre. L’écrivain entame une
démarche de diffusion de son œuvre chez des éditeurs, il essaie de se faire connaître pour les moins reconnus d’entres eux. Plusieurs possibilités se présentent aux écrivains : les petites
maisons d’éditions prennent l’initiative d’appeler les écrivains et les suivent tout au long de leur carrière.
Dans le cas de maisons d’éditions plus influentes sur le marché
du livre, tels Gallimard et Hachette dans
90 % des cas c’est l’éditeur qui commande le livre à l’écrivain. L’auteur écrit quelques chapitres et une autre personne s’occupe de travailler sur la typographie, la mise en page. Ensuite, l’écrivain écrit véritablement le livre puis l’éditeur propose des
corrections multiples et variées que l’auteur accepte ou pas. Cependant il arrive que les relations éditeurs auteur ne soient pas des plus cordiales et une longue négociation est nécessaire avant
d’arriver à plusieurs accords entre eux. L’écrivain est libre de s’impliquer plus ou moins dans la réalisation de son ouvrage et la mise en page. Il lui est par exemple possible de proposer une
image ou un titre, l’auteur a évidemment l’obligation de vérifier chaque étape et de donner son accord. Malgré sa totale participation il arrive que l’auteur ne touche seulement que 5% sur les
bénéfices réalisés par la vente de l’ouvrage.
Ces corrections durent environ deux mois. L’impression de l’œuvre dure environ 15 jours.
L’ouvrage est, suite à ça, prêt à la vente.
Enfin le livre parait en librairie, un représentant commercial qui travaille pour la maison
d’édition va présenter le livre au libraire. Le libraire fait un essai avec quelques livres :
-Si les livres sont bien vendus, le libraire en commande
d’autre.
-Si les livres sont invendus, la publication est annulée. L’auteur et l’éditeur ne reçoivent
alors aucune contrepartie financière. Suite à cela l’écrivain peut entamer une démarche vers d’autres maisons d’éditions et revoir le graphisme de la
couverture.
La publicité du livre est majoritairement la façon dont il est présenté en librairie,
présentoir, petit encart dans la presse spécialisé… Au salon du livre par exemple nous avons pu voir la façon dont une revue ou une bande dessinée peut être présentée. Pour le cas de la BD Boule et Bill, les oreilles de Bill furent distribuées aux jeunes participants du salon voire aux plus âgés, ce qui a attiré l’attention du
public vis-à-vis de cette nouvelle BD de Boule et Bill. Un personnage déguisé en Bob l’éponge a assuré l’animation et par la même l’occasion de faire la promotion de la BD Bob l’éponge.
C’est donc à travers ces différentes étapes que le livre parvient à sa publication et à son achat. Malgré tout, il est très difficile pour un écrivain de percer dans ce milieu car la concurrence
est très forte.
Le livre
sonore
par Etienne, Hugo, Pierre et
Laurent (2.6)
Ces dernières années ont vu émerger un nouveau mode de lecture et un nouveau marché pour les éditeurs : le livre audio. Avant que le livre
papier ne soit inventé par Gutenberg, c’était par tradition orale que les histoires étaient véhiculées. Le marché actuel florissant du livre audio ne fait donc, quelque part, que retourner aux
sources de la littérature.
Le livre sonore existe depuis une dizaine d’années mais son commerce reste très peu développé en
France. En effet le livre sonore connaît beaucoup plus de succès aux Etats-Unis et au Canada que dans les pays européens.
Présentation :
Un livre audio est un livre ou un texte dont on a enregistré la lecture à voix haute. Les livres audio ont à l’origine été conçus et utilisés pour
les non-voyants, mal-voyants ou dyslexiques, mais cette « nouvelle expérience de lecture » gagne chaque jour un public plus large, attiré par la modernité et l’aspect pratique ( gain de
temps, lecture en communauté…) de la lecture audio. C’est donc une nouvelle approche de la lecture, avec la mise en avant d’un nouveau sens :
l’ouïe.
L’édition :
Editer de la littérature orale, c’est offrir un support, une diffusion à l’expression de jeunes talents et à des artistes confirmés sous la forme
du CD. Traditionnellement , le support du livre audio était la cassette audio, mais depuis quelques années on le trouve sur CD ou sous formes de fichiers numériques téléchargeables : ce qui
facilite encore l’accès aux différents textes du fait de la grande disponibilité sur internet.
Très répandu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne ou en Europe du nord, le livre audio progresse véritablement depuis peu
en France et le marché français commence à rattraper son retard.
Le marché français s’appuie sur différents acteurs historiques issus du marché du disque, des spécialistes dans les productions pour malvoyants,
des éditeurs audio précurseurs (livraphone , thélème…) et plus récemment des grands noms de l’édition française: Gallimard, Audiolib et bientôt
flammarion.
Les lecteurs :
L’idée nouvelle est, que, de nos jours, beaucoup de gens n’ont plus le temps de lire. Pour pallier ce problème, les éditeurs proposent des livres
audio à écouter dans les salles d’attente, dans les transports ou encore en faisant du sport .De plus le livre audio, simple d’utilisation séduit différentes catégories d’âges pour de nombreuses
raisons comme le confort de lecture pour les plus âgés ou encore le nouveau rapport à la lecture des plus jeunes permet au livre audio de connaître un véritable essor sur le
marché.
Le livre audio a déjà séduit
de très nombreux lecteurs conquis par le plaisir et la magie de la voix. Le livre sonore possède plusieurs avantages comme la possibilité de lire dans les transports, pendant les tâches
ménagères, sur la plage ou sur les routes. Le plaisir retrouvé de l’écoute ont certainement contribué à ce succès.
Parce qu’il n’existe pas une mais plusieurs façons de lire
- la disponibilité de titres de qualité accessibles en matière de prix, en vente simiultanée (ou presque) a la sortie du livre imprimé, pourrait
contribuer a l’essor du livre audio dans les années à venir.
Le livre électronique ou e-book
Par Anthony, Clément, Nikita et Raymond
Depuis l'Antiquité, l'homme a éprouvé le
besoin de transmettre ce qu'il savait, et il existait alors peu de moyens sûrs (la parole pouvait être déformée etc.). Mais en 1450, un allemand, Gutenberg, met au point l'imprimerie, qui permet
d'écrire facilement et rapidement sur des supports en papier. Cependant, au début du XXIème siècle, un nouveau type de livre fait son apparition : le livre électronique, ou plus généralement
appelé e-book. Nous allons donc voir l'évolution de l'e-book puis ses avantages et inconvénients, et enfin nous verrons les différents e-books et leurs
caractéristiques.
le Cybook gen 3 de Bookeen
Commençons avec une chronologie de
l'évolution du livre électronique :
-Tout d'abord, les 1ers livres numériques existaient seulement sur
l'ordinateur.
-En 1999, plusieurs appareils dédiés apparaissent, mais très peu de gens en achètent, car il n'est pas encore très évolué et il
n'est pas très portable : il a la taille d'un gros livre, son prix est élevé et peu de livres sont disponibles. L'écran est LCD, c'est à dire qu'il y a un rétro éclairage, donc on ne peut pas
lire en plein soleil à cause des reflets, et cela fatigue rapidement les yeux. (le plus connu a ce moment est le Rocket eBook)
-En 2004, Sony lance au Japon son premier Reader, nommé le Librie, qui est le premier à utiliser « l'encre électronique »
de e-ink. Il pèse 300 grammes et coûte 375$. Puis, il cède sa place au Sony Reader lancé en 2006 aux Etats-Unis au prix de 350$.
-En 2007, Amazon (le site de vente en ligne lance le Kindle : Il est au format d'un livre, pèse 289 g, avec le Wi-Fi, et coûte
400USD à l'époque.
Les avantages sont multiples, mais le plus évident est sans doute la portabilité : Le Reader prend autant de place quel que soit le
nombre de livres transportés. De plus, il est petit (selon les modèles), léger, et il a une grande autonomie (minimum 2500 pages). On peut d'ailleurs en stocker plusieurs centaines voire des
milliers avec une carte mémoire. Ensuite, le mode de distribution des e-books, Internet, donne l'accès à de nouvelles œuvres à tout moment (à condition d'avoir un ordinateur ou le Wi-Fi).
le Sony Reader
Le coût de production est plus faible, on fait donc des économies d'encre et de papier (donc il y a un impact écologique). Aussi, grâce à « l'encre électronique » de e-ink, le rétro
éclairage n'est pas nécessaire, ainsi le livre ne fait pas mal aux yeux. De plus, plusieurs centaines de milliers de livres sont déjà disponibles, et les e-books sont en moyenne 1,5 à 2 fois
moins chers que leurs équivalent papier.
Les inconvénients d'un tel livre sont
nombreux, et peuvent faire reculer plus d'une personne devant l'achat d'un e-book :
Tout d'abord, un e-book coûte beaucoup plus cher (les prix varient de 250€ à plus de 500€) qu'un livre normal.
Ensuite, il se pose la question des formats
acceptés : en effet le livre doit pouvoir
lire les différents types de fichiers qu'on lui donne, et le plus souvent les producteurs d'e-book utilisent un format « propriétaire » : c'est un format propre à la
machine utilisée, par exemple le fichier .doc est propre à Word. Certains e-books peuvent « techniquement » lire des fichiers plus communs, comme l'html (les pages Web) ou .txt, mais ne
remplissent pas la tâche jusqu'au bout (la mise en page n'est pas respectée, ou bien le fichier n'est tout simplement pas reconnu..).
La flexibilité n'est pas présente sur tous les
e-books, et quand ce dernier est trop gros/grand/long, il devient difficile de le transporter aisément.
l'Iliad Book 2e Edition d'iRex
L'ajout des « livres » est parfois dur à mettre en place : pour le
Kindle (c'est son nom) d'Amazon, il faut transformer les livres dans le format spécial (à l'aide du logiciel Mobipocket) ce qui est embêtant si vous n'êtes pas sur votre ordinateur et que vous
souhaitez enrichir votre « bibliothèque » portative.
La disponibilité des livres n'est pas immédiate : en
effet il faut attendre un certain laps de temps avant que le livre soit numérisé et publié sur Internet.
La conservation des livres n'est pas assurée : en
effet d'un jour à l'autre un livre peut « disparaître » (en étant supprimé par exemple) et ne peut plus être récupéré. Les livres sur papier « durent » dans le
temps.
La lecture dépend de la batterie : on devient dépendant d'une source d'énergie,
tandis que cette limite n'existe pas dans le livre sur papier.
La qualité d'affichage est nettement inférieure à un livre
« normal ».
On ne peut pas distribuer librement les livres que l'on achète à cause des DRM
(protections), tandis qu'avec le livre papier, on peut le prêter sans aucun problèmes.
le Digital Reader 1000 d'iRex
La taille de la mémoire est aussi à prendre en compte : si la mémoire de l'e-book est trop petite, il ne pourra pas transporter beaucoup
de livres, et il faudra acheter un autre carte mémoire (si l'e-book possède un port approprié pour brancher la carte), ce qui augmente le prix.